Quoi de mieux pour un voyageur que de découvrir un pays qui se laisse à peine apercevoir, n’a pas encore été modelé par des hordes de touristes et d’y rencontrer une population qui a gardé son « âme d’enfant », dans une simplicité préservée des influences exogènes. Une porte de l’Orient, tel qu’il a pu être narré et parfois fantasmé dans les écrits ou les tableaux du XIXe siècle, vient de s’ouvrir. Et dans l’embrasure, vous découvrirez une terre méconnue et pourtant d’une richesse infinie. Jadis carrefour des routes caravanières mythiques, comme la route de l’encens, empruntée par les plus grandes civilisations commerçantes antiques, la péninsule arabe regorge de vestiges préhistoriques, protohistoriques et préislamiques d’une incommensurable valeur. Qu’il s’agisse de pétroglyphes ou d’épigraphes, les inscriptions héritées des civilisations lihyanique ou dadanitique, araméenne, nabatéenne et thamudique sont d’inestimables trésors pour l’humanité. Et que dire des sites archéologiques hérités de ces mêmes civilisations, vestiges des gigantesques cités antiques telle Dumat Al Jandal, capitale du royaume de Qédar ou bien Dadan, capitale du royaume des Lihyanites ou encore Hégra, la petite sœur de Pétra, que l’on doit aux Nabatéens.